- SUPPLEMENT
FIL-INFO-FRANCE
DU LUNDI 8 JANVIER 2007 NUMERO N° 1550/22946 DEPOT
LEGAL PAGE 1
PLAINTE
AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE POUR INCITATION A LA
HAINE RACIALE DEPOSEE LE LUNDI 8 JANVIER 2008 CONTRE
FRANCOIS REBSAMEN - NON DISONIBLE EN FORMAT PDF (en
cours)
Nul
n'est censé ignorer la loi. Cette plainte avec
constitution de partie civile tombe dans le domaine
public.
SOS REPORTERS BYBLIA
ILITHYIA ( ONG )
Association
déclarée à Paris en 1994
Monsieur MOUROT Pascal, Secrétaire général
83, Rue de Reuilly,
75012 PARIS
RADAR - Paris, le 8 janvier 2007
A Monsieur le Doyen des juges d'instruction
près le Tribunal de Grande Instance de Paris
4, boulevard du Palais
75055 PARIS RP
OBJET : Plainte avec constitution de partie civile pour
incitation a la haine raciale
Monsieur le Doyen des juges d'instruction de Paris,
Je soussigné Pascal MOUROT, secrétaire général de
l'organisation non gouvernementale de défense des droits
de l'Homme, SOS reporters Byblia Ilithyia, association
déclarée à la préfecture de police de Paris en
janvier 1994, dépose plainte avec constitution de partie
civile pour provocation à la discrimination, à la haine
et à la violence raciale, au nom de cette organisation,
contre Monsieur Rebsamen, François, Michel, Edouard,
sous-préfet hors cadre, demeurant 19 rue Amiral Courbet
à 21000 Dijon, Côte d'Or, France.
François Rebsamen, lors de l'émission "A vous de
juger" diffusée en direct le jeudi 19 octobre 2006
sur la télévision d'Etat "France 2" a tenu
les propos condamnables suivants : "Il y aujourd'hui
des jeunes...alors on a dit "sauvageons"... on
peut dire barbares... (réaction spontanée de
l'animatrice, Arlette Chabot : "barbares" ! ,
c'est un mot un peu fort quand (...) ça veut dire qu'ils
ont commis des actes graves ! )... c'est-à-dire que ce
sont des jeunes qui n'ont pas de civilisation... qui
n'ont pas été éduqués... et auxquels il faut tout
apprendre... auxquels il va falloir tout
apprendre...".
Puis, François Rebsamen défendra sa thèse infâme,
entraînant une réaction, également spontanée et
forte, du réalisateur de "La haine", Matthieu
Kassovitz, qui s'écrie : "Monsieur, c'est dangereux
ce que vous dites...". François Rebsamen
manifestera également une vive réaction, voire
haineuse, envers le public, dont un participant, membre
d'une minorité raciale. Une semaine plus tard, le 28
octobre 2006, une jeune femme de 26 ans était brûlée
vive dans l'incendie criminel d'un bus de Marseille, par
des jeunes que Francois Rebsamen, avait qualifiés
auparavant de "barbares". Moins d'un mois plus
tard, le 13 novembre 2006, 16 familles occupantes d'un
immeuble à Dijon, étaient victimes d'un incendie
criminel. Dijon, ville dont François Rebsamen est le
maire. Sur place, François Rebsamen accusait sans
preuve, alors que l'enquête n'avait pas encore
débutée. Souhaitant que "l'on mette hors d'état
de nuire ces bandes...". (pièce n°2). Un mois et
demi plus tard, le 13 décembre 2006, un engin
incendiaire était lancé contre le presbytère de la
paroisse de Sainte-Bernadette de Dijon. C'est la
première fois qu'un tel acte est répertorié dans la
vie interreligieuse de cette ville dont François
Rebsamen est toujours le maire. (pièce n°3).
Au moment où nous rédigeons cette plainte, il ne se
passe plus un jour où, nous apprenons qu'à Dijon, les
sirènes de police ne hurlent, comptabilisant les
incendies volontaires, dont 2 gymnases ravagés par les
flammes.
SUR LA PRESCRIPTION PENALE DE 3 MOIS
Les propos de François Rebsamen, aujourd'hui ici
dénoncés en ce lundi 8 janvier 2006, datant du jeudi 19
octobre 2006, ne sont pas prescrit puisque ladite
prescription pénale est fixée à 3 mois par l'article
65 de la loi du 29 juillet 1881 et a pour point de
départ le jour où les faits ont été constatés.
SUR LE DELIT DINCITATION A LA HAINE RACIALE
François Rebsamen, lors de l'émission "A vous de
juger" s'est donc rendu coupable, à travers ses
propos, en qualifiant de "barbares" une
minorité d'individus fusse-t-elle délinquante, d'un
grave trouble à l'ordre public.
La liberté d'opinion et d'expression, consacrée par la
loi modifiée du 29 juillet 1881 sur la liberté de la
presse, ne peut être illimitée, comme le prévoit
d'ailleurs expressément l'article 10§2 de la Convention
européenne des droits de l'homme.
La liberté d'opinion et d'expression ne peut en effet
couvrir les propos intéressés de l'homme politique
qu'est François Rebsamen, qui en qualifiant de
"barbares" une minorité d'individus
fusse-t-elle délinquante, de surcroît dans période
post-dramatique et d'importantes émeutes datant d'il y a
moins d'un an, a délibérément troublé l'ordre public
par ses propos.
La loi pénale incrimine et sanctionne les propos ou
écrits incitant à la discrimination, à la haine ou à
la violence qui portent atteinte à l'ordre public, tels
que ceux prononcés devant des millions de Français et
soutenus manifestement sans aucun état d'âme par
François Rebsamen, homme politique opportuniste et élu
dans une ville confrontée aux violences urbaines,
incendies volontaires, meurtres, viols, paralysie de
réseau de transport urbain à la suite d'agressions.
Si la loi ne peut interdire la critique des croyances,
des opinions, des philosophies maçonniques ou sectaires,
le juge ne pourra que déceler, comme tant de citoyens
choqués par les propos de François Rebsamen, que, sous
couvert de débat, de discussion légitime, ce politicien
a directement tenu et soutenu des propos d'une violences
raciste inouïe. Propos qui, nous l'avons vu, ont fait
réagir madame Arlette Chabot, journaliste politique
chevronnée, et monsieur Matthieu Kassovitz, personnage
public spécialiste de la haine, qui en ont bien compris
la gravité et la portée. Les propos de François
Rebsamen, constituent donc bien un trouble à l'ordre
public, une insidieuse provocation à la haine raciale
justement condamnable.
La volonté délibérée de l'auteur du délit d'inciter
à la haine est établie par le fait que François
Rebsamen, est un politicien expérimenté, qui a mis au
point une contre logique sécuritaire, lui étant promis,
par la candidate socialiste, dont il est le directeur de
campagne, Ségolène Royal, le poste de Ministre de
l'Intérieur, poste justement occupé par son rival,
Nicolas Sarkozy. Cette contre-logique nécessite une
escalade verbale franchie par François Rebsamen, lors de
l'émission "A vous de juger".
Attendu que François Rebsamen, politicien expérimenté,
attise la haine communautaire, sous couvert de débat
pré-électoral, insidieusement, habilement, mais dans un
seul but, que seul un ignorant ne saurait voir :
démontrer à tous prix et rapidement, l'échec du
candidat de droite à l'élection présidentielle Nicolas
Sarkozy. Et, au diable les valeurs humanistes du
franc-maçon au Grand Orient de France auquel appartient
François Rebsamen ! Seul le résultat compte ? Cette
pitoyable image de la politique ne peut rester sans
condamnation.
SUR LA PERSONNALITE DE FRANCOIS REBSAMEN
François Rebsamen, politicien expérimenté, est une
personne éduquée qui a fait des études supérieures,
obtenu un poste au ministère de l'Intérieur sous Pierre
Joxe, qui dispose du statut de sous-préfet hors cadre
qui lui garantit le plein emploi jusqu'à l'âge de la
retraite. Elu au seing de plusieurs collectivités
territoriales importantes, il dispose de revenus
conséquents et est conseillé par des avocats. Il a
été nommé à sa demande, le 31 décembre 2001,
chevalier de la Légion d'Honneur. François Rebsamen ne
peut ignorer que ses propos tombent sous le coup de la
loi et attisent la haine communautaire aux seuls fins de
démontrer l'échec du candidat à l'élection
présidentielle qu'il combat ouvertement, Nicolas
Sarkozy, Ministre d'Etat et concurrent de droite à
l'élection présidentielle de 2007.
Par conséquent nous demandons la condamnation de
François Rebsamen, conformément à l'article 24 alinéa
5 de la loi de 1881, modifié par la loi du 1er juillet
1972, qui sanctionne de peines correctionnelles
"ceux qui, par l'un des moyens énoncés à
l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à
la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou
d'un groupement de personnes à raison de leur origine ou
de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie,
une nation, une race ou une religion déterminée".
Nous demandons également la condamnation pour
"complicité" du Président de "France
Télévision", Patrick de CAROLIS, l'antenne
"France 2" sur laquelle le délit à été
constitué, étant l'une des chaînes du groupe.
Nous persistons donc et signons en déposant plainte avec
constitution de partie civile pour provocation à la
discrimination, à la haine et à la violence raciale,
contre Monsieur Rebsamen, François, Michel, Edouard,
sous-préfet hors cadre, demeurant 19 rue Amiral Courbet
à 21000 Dijon, Côte d'Or, France.
Nous invitons par courriers séparés, d'autres
organisations de défenses des droits de l'homme à se
constituer rapidement partie civile, dont la LICRA, le
MRAP et la Ligue des droits de l'homme.
Attendu que le Tribunal recevra SOS REPORTERS en sa
constitution de partie civile et la dira bien fondée.
Que Monsieur François Rebsamen sera donc condamné a
verser la somme dun euro au titres des dommages et
intérêts.
Attendu que lopportunité que le législateur a
donné au Tribunal dordonner, au visa de
larticle 135-35 du Code pénal, à titre de peines
complémentaires, par exemple la diffusion de la
décision à intervenir, par extraits pouvant ne pas
excéder 30 secondes, du jugement à intervenir, dans les
2 jours de sa signification, en ouverture du journal
dinformation de 20 heures de France 2 et, le même
jour, un ouverture de chaque journal régional
dinformations des stations de France 3, conduit les
concluantes à ne solliciter que subsidiairement la
publication du jugement à intervenir, par extraits, sous
le titre "François Rebsamen condamné par la 17ème
Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de
Paris pour provocation à la haine raciale", dans
cinq quotidiens régionaux ou nationaux et deux
hebdomadaires nationaux au choix de la partie civile sans
que le coût de chacune de ces insertions nexcède
7 000 HT.
PASCAL MOUROT, Secrétaire
général,
PJ : Réaction sur Internet (pièce 1)
Article "Le Bien Public" Novembre 2005 dont une
photo de Monsieur François Rebsamen (pièce 2)
Article "Le Bien Public" décembre 2005 (pièce
3)
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